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ENCYCLOPEDIE
DU HARD-ROCK DES SEVENTIES, par Denis Protat (éd.
Alternatives)
Ce big bouquin-là,
je l'ai à la rédaction d'Abus Dangereux,ma
principale source de piges, tu piges ?
Un beau travail d'entomologiste, avec un épinglage
en règle de plus de 1200 groupes, soit plus
de 3600 disques. Notre collaborateur Luc Ardilouze
s'est précipité sur l'entrée
Black Sabbath ("ce groupe de Birmingham culte
et précurseur du death-metal associa hard-rock
et magie noire"), tandis que Guillaume Gwardeath
se jetait sur le chapitre Kiss ("leur maquillage
glam-rock leur a permis de vendre beaucoup de disques,mais,
revers de la médaille, beaucoup ne voient en
eux que des guignols peinturlurés"). C'est
que la somme a tout l'air d'être le fruit du
labeur d'un gars pointu de chez pointu, ayant fait
de sa vie une exigeante collectionnite. Dans le civil,
l'auteur est prof en Nouvelle-Calédonie : il
doit passer son temps à prendre l'avion pour
aller courir les foires au disque en Australie. Notons
bien que l'encyclopédie ne couvre que la période
1968-1978 (par hard-rock, il faut aussi comprendre
rock progressif, rock psychédélqiue,
rock sudiste, blues rock, les guitares ronflantes
des seventies quoi) il faudrait un autre ouvrage pour
tous les groupes postérieurs, sans parler du
revival, du délire stoner etc. L'auteur semble
d'ailleurs n'être absolument pas au jus de ce
pan entier de la création puisqu'il précise
: "l'intensivité et la créativité
du hard rock n'ont pas disparu : on les retrouve aujourd'hui
dans certains groupes comme Guns'N'Roses ou The Cult".
Waow, respect pour le délire rétro,
man.
[Guillaume Gwardeath - et oui, je parle de moi à
la troisième personne, c'est pas nouveau]
25
€
en librairie.
[Guillaume
Gwardeath] - 17/05/2004
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